Les inégalités entre les femmes et les hommes ne reculent pas assez vite. Dans les faits, elles restent bien présentes dans les salaires, les carrières, les promotions et les conditions de travail. La négociation sur l’égalité professionnelle est un moment clé. Ce n’est ni une formalité ni un exercice de communication. C’est un moment où se jouent concrètement les droits de demain.
La CFDT La Mondiale porte une exigence simple : des actes, pas des intentions.
Les écarts de rémunération ne sont pas acceptables. Nous exigeons un budget de rattrapage salarial ambitieux pour corriger les injustices. Nous exigeons aussi de la transparence. Les salaires doivent être comparés à poste, classification et ancienneté équivalents. Les moyennes globales ne doivent plus masquer les écarts réels.
Pour les salariées de retour de congé maternité, d’adoption ou de proche aidant, il ne doit y avoir aucune perte de chance. Elles doivent bénéficier des augmentations moyennes de leur catégorie pendant leur absence, avec effet rétroactif à la reprise.
Le temps partiel ne doit plus freiner les carrières. Chaque situation doit être examinée. Les parcours doivent être suivis : formation, augmentation, promotion. Les écarts doivent être corrigés.
Nous exigeons de la transparence sur les promotions. S’il n’y a pas de candidature féminine sur un poste à responsabilité, la direction doit aller chercher des profils féminins.
Le plafond de verre doit être traité à la racine, pas seulement constaté.
La parentalité ne doit plus pénaliser les carrières. Nous portons un congé paternité mieux indemnisé et sans condition d’ancienneté. Un congé maternité renforcé avec maintien du salaire net. Une meilleure prise en charge des cotisations santé et prévoyance pendant les congés parentaux. Et la possibilité d’utiliser le CET pour financer les congés liés à la naissance.
La santé des femmes ne peut plus rester un angle mort. Nous demandons des aménagements pour l’endométriose, avec davantage de télétravail. La mise à disposition de protections périodiques sur tous les sites. Des actions de sensibilisation. Et un soutien psychologique élargi en cas de fausse couche ou de baby blues.
Les violences sexistes et sexuelles doivent être traitées avec sérieux. Nous demandons des relais formés sur les sites. Des campagnes régulières contre le sexisme ordinaire. Une procédure de signalement claire, sécurisée et confidentielle. Et un suivi réel des situations et des victimes.
La CFDT La Mondiale est pleinement engagée dans cette négociation. Mais nous ne signerons rien sans garanties concrètes. Nous voulons des résultats, pas des intentions.
Nous serons vigilants sur les moyens, la transparence et surtout sur la mise en œuvre réelle des mesures.
L’égalité professionnelle ne se décrète pas. Elle se construit dans les faits : dans les salaires, dans les carrières, dans les choix de gestion. Les inégalités doivent être combattues, corrigées et supprimées. Maintenant.




