Hier s’est tenue une nouvelle réunion de négociation salariale (pour les administratifs) avec la direction. La CFDT La Mondiale, aux côtés des autres organisations syndicales du Groupe, a une nouvelle fois défendu les intérêts des salariés face à une proposition qui reste loin d’être à la hauteur de leurs efforts et de leurs attentes.
Une enveloppe portée à 1,5 % : insuffisante
La direction a présenté une nouvelle proposition portant le budget global à 1,5 % de la masse salariale, soit 1 797 862 €. Si ce chiffre peut sembler en progression, il ne modifie pas la logique globale de la proposition, qui reste très insuffisante pour reconnaître réellement l’engagement des salariés.
Dans le détail, la part consacrée aux augmentations collectives demeure très limitée : 1,2 % pour les salaires inférieurs à 35 000 €, sous condition de 15 mois d’ancienneté (contre 18 mois auparavant), et ne concernerait que 388 salariés (au lieu de 328), pour un budget représentant seulement 0,09 % de la masse salariale, soit 102 235 €.
L’essentiel de l’enveloppe est à nouveau orienté vers les augmentations individuelles, à hauteur de 1,02 % de la masse salariale, renforçant une logique d’individualisation qui ne permet pas une reconnaissance collective, lisible et équitable pour tous.
Voici l’évolution des propositions de la direction

La direction inclut également une provision de 359 572 € pour les RMA (revenus minimum de la branche assurance). Cette somme sera négociée en juin au niveau de la branche et ne constitue donc pas une augmentation immédiate pour les salariés.
Un risque réel pour le plan stratégique « Esprit de conquête »
Face à cette proposition qui reste clairement insuffisante, nous avons réaffirmé nos fortes inquiétudes sur l’impact direct de cette politique salariale sur le plan stratégique du Groupe.
Une telle proposition fait peser un risque sérieux sur la réussite du plan « Esprit de conquête ». Les salariés ont pourtant largement démontré leur engagement lors du précédent plan stratégique, en dépassant les objectifs fixés. Cet engagement ne peut être considéré comme acquis.
En l’absence d’une reconnaissance salariale à la hauteur, le risque de démobilisation est réel : les salariés pourraient être amenés à limiter leur implication, ce qui serait en totale contradiction avec les ambitions affichées par la direction.
Nous avons également dénoncé la contradiction flagrante entre les messages de conquête et de mobilisation, notamment lors de la journée du 15 janvier, et la faiblesse des augmentations proposées.
Lors de cette réunion, nous avons réaffirmé avec détermination la position de l’intersyndicale Groupe : obtenir une enveloppe globale d’augmentations considérablement plus importante, seule capable de reconnaître réellement l’engagement des salariés et de soutenir les ambitions du plan stratégique.
Les organisations syndicales attendent désormais les échanges et décisions des salariés lors des assemblées générales du 9 février. Ces temps d’échange seront déterminants pour décider collectivement des suites à donner à la négociation et des actions à engager.




