Le Comité Social et Économique (CSE) de l’UES La Mondiale a été consulté sur les orientations stratégiques du Groupe et leurs conséquences sur l’emploi, les métiers et les conditions de travail. Les élus du CSE ont rendu leur avis motivé le 11 décembre 2025, joint à cet article.
Cet avis s’appuie sur le rapport de l’expert SYNDEX, mandaté pour accompagner les élus dans leur analyse, ainsi que sur les échanges menés avec les membres de la direction générale tout au long de la consultation. Conformément aux dispositions légales, cet avis sera transmis au Conseil d’administration du Groupe, qui devra apporter une réponse argumentée aux observations et alertes formulées par les représentants du personnel.
Un groupe solide, mais une situation financière sous tension
Le plan stratégique « Esprit de conquête » présente une vision à six ans, fondée sur une croissance organique. Le Groupe reste un acteur majeur de l’assurance de la personne, mais sa situation financière appelle à la vigilance :
- une solvabilité faible (176 %), inférieure à la moyenne du secteur,
- un endettement élevé, qui limite les marges de manœuvre,
- des résultats à consolider, notamment avec le redressement de Domitys,
- des investissements importants à venir, pour lesquels des retours rapides sont attendus.
Des ambitions fortes, mais peu de visibilité sociale
Si le plan affiche des ambitions de développement sur l’ensemble des métiers, il n’apporte aucune visibilité à ce stade sur les emplois, les effectifs et les moyens humains nécessaires pour les atteindre.
La direction entend conduire cette stratégie à moyens contraints, dans un contexte où la plateformisation doit désormais générer davantage de productivité. Cela fait peser plusieurs risques :
- une pression accrue sur les équipes,
- une baisse annoncée de l’emploi CDI dès 2026,
- une évolution probable de la rémunération des commerciaux, davantage orientée vers la productivité et la rentabilité.
Quelles garanties pour les salariés ?
Les élus du CSE ont interrogé la direction sur deux sujets essentiels :
- la stratégie sociale pour accompagner les transformations et développer les compétences,
- l’impact d’Almia (IA du Groupe) sur les métiers et l’emploi.
À ce stade, les réponses restent insuffisantes.
Une vigilance renforcée en 2026
À partir de mars 2026, lors de l’examen des feuilles de route métiers, les élus du CSE seront particulièrement vigilants sur :
- les moyens humains réellement alloués,
- les impacts sur l’emploi et les métiers,
- l’accompagnement des salariés face aux évolutions et réorganisations.




