
Lors du CSE du 21 octobre, les élus CFDT et CGT ont voté le recours à une expertise sur les conditions de travail concernant le projet de réorganisation de la DOSIT. Ce vote fait suite aux nombreuses inquiétudes exprimées par les salariés sur les impacts possibles de ce projet, notamment la charge de travail, la répartition des missions, l’organisation des équipes et les risques psychosociaux. Les élus de la CFE-CGC se sont abstenus, ce que nous regrettons et que nous ne comprenons toujours pas. Dans le contexte de ce projet, il aurait été préférable que l’ensemble des élus se sentent concernés et puissent être solidaires.
Depuis plusieurs semaines, les retours du terrain sont clairs : ce projet, censé simplifier l’organisation, complexifie au contraire le fonctionnement des équipes. Les salariés signalent des périmètres flous, des changements de managers répétés, jusqu’à quatre fois en deux ans, une perte de repères et de sens dans leurs missions quotidiennes, ainsi qu’une cohérence technique fragilisée par la dispersion des activités. Lors du CSE, la CFDT et la CGT ont alerté sur un risque majeur de RPS (risques psychosociaux) et rappelé qu’elles ne sont pas réfractaires au changement, mais qu’elles refusent qu’ils se fassent au détriment de la santé des salariés.
Ce projet semble également en contradiction avec les principes affichés par Fabrice Heyriès, Directeur général, qui rappelait récemment l’importance de transparence, de simplification et de clarté afin que chacun comprenne son rôle et la logique de son action au quotidien. Or, dans la réalité, cette réorganisation multiplie les silos, éloigne les équipes et entraîne un sentiment d’incompréhension et de perte de sens.
Pour évaluer précisément les conséquences de ce projet, la CFDT et la CGT ont voté le recours à une expertise indépendante et légale, conformément à l’article L2315-96 du Code du travail, dès lors qu’un projet modifie de façon importante les conditions de travail. Durant le CSE, la Direction a indiqué vouloir requalifier cette expertise en « expertise libre ». Concrètement ce type d’expertise ne permettrait ici de contacter que les Directeurs, signe que la Direction a conscience des problèmes mais préfère les taire.
Les élus CFDT et CGT s’y sont donc opposé, et la Direction dispose d’un délai de 10 jours pour faire valoir sa demande auprès du tribunal judiciaire.
Le CSE nommera l’expert, et la CFDT souhaite que cet expert soit commun avec celui mandaté en parallèle par nos collègues du CSE AG2R, afin de garantir une vision cohérente et partagée de la situation et maximiser la pertinence des analyses pour l’ensemble des salariés concernés.
La CFDT demande que cette expertise se déroule dans un climat de transparence et de coopération. Notre objectif est que cette réorganisation ne dégrade pas les conditions de travail et devienne une évolution réellement porteuse de sens et d’efficacité.




