EDITO
Classe 4 en CRC : oui, nous pouvons être fiers de cette avancée !
Il y a des avancées qui comptent. L’ouverture de la classe 4 aux conseillers clientèle CRC en fait partie.
Depuis longtemps, la CFDT porte cette revendication : permettre aux conseillers clientèle d’accéder à cette classification sans devoir changer de métier. Nous avons défendu cette évolution parce que nous croyons à la reconnaissance des compétences, de l’engagement et du travail des salariés.
Aujourd’hui, cette possibilité devient concrète.
Oui, nous pouvons être fiers du chemin parcouru et du résultat obtenu. C’est aussi cela, le syndicalisme : porter des revendications, négocier, obtenir des avancées et rester mobilisés pour qu’elles profitent durablement aux salariés.
Nous nous attendions à ce que cette réussite suscite des réactions de la part des autres organisations syndicales. La communication de la CFE-CGC souligne notamment que huit salariés sont concernés dans un premier temps. Mais l’essentiel est ailleurs : cette mesure est pérenne et pourra permettre à d’autres conseillers d’en bénéficier à l’avenir.
Nous ne parlons donc pas d’une mesure ponctuelle réservée à quelques salariés, mais de l’ouverture d’une nouvelle perspective professionnelle au sein du Groupe.
Notre revendication est claire : revaloriser les primes d’objectifs de l’ensemble des conseillers du CRC, tous services confondus, afin de garantir une équité de traitement au sein de cette direction, quel que soit le GIE d’appartenance. Rappelons que la prime d’objectifs des conseillers CRC d’AG2R s’élève à 2 500 €. Notre démarche n’a jamais été de remettre en cause la rémunération de certains salariés pour défendre celle des autres, mais bien de tirer les conditions de rémunération vers le haut pour tous. Nous regrettons que certaines prises de position syndicales privilégient la critique d’une avancée plutôt que la recherche de solutions pour améliorer concrètement la situation des salariés.
Cette avancée ne signifie pas pour autant que tout est réglé.
Notre action ne se limite d’ailleurs pas aux CRC. Il y a quelques années, nous étions également intervenus sur les passages en classe 4 des gestionnaires, car la reconnaissance professionnelle doit progresser dans tous les métiers.
Depuis longtemps, nous portons aussi la revalorisation des primes d’objectifs pour l’ensemble des salariés, ainsi qu’une clarification de leurs modalités d’attribution. Les règles doivent être compréhensibles, transparentes et équitables.
Ces sujets révèlent une attente bien plus large : les salariés veulent que leur travail soit reconnu, que leurs rémunérations évoluent et que les efforts fournis soient justement récompensés. Dans un contexte social tendu, marqué par les préoccupations liées au pouvoir d’achat et les mobilisations qui s’expriment dans le pays, nous ne pouvons pas faire comme si ces attentes n’existaient pas.
C’est pourquoi nous continuerons à porter des revendications ambitieuses lors des prochaines négociations salariales.
Le 5 novembre prochain, plusieurs élus CFDT seront en grève pour exprimer leur soutien à cette mobilisation et rappeler que le pouvoir d’achat des salariés doit être une priorité.
Ce Mag’ sera également l’occasion de présenter nos revendications pour ces négociations. Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités, à négocier et à nous mobiliser pour défendre les intérêts de l’ensemble des salariés du Groupe, sans opposer les métiers, les catégories professionnelles ou les entités.
Nous attendons de la Direction des réponses concrètes aux préoccupations des salariés, notamment sur le pouvoir d’achat, les augmentations salariales et la reconnaissance de leur engagement. Nous ne nous contenterons pas de déclarations de principe : nous défendrons des mesures concrètes, à la hauteur des attentes exprimées.
Nous n’avons pas la prétention de dire que tout est acquis. Mais nous savons pourquoi nous nous battons et nous assumons les résultats que nous obtenons.
Cette avancée doit nous encourager à poursuivre le combat pour une meilleure reconnaissance de tous les salariés.




